We are the anarchists

14 06 2008

En 1997, en el marco de un festival para recaudar fondos que un colectivo de artistas franceses realiza cada año, la fabulosa cretense Nana Mouskuri (y sus característicos anteojos) acompañada de demasiadas guitarras y coristas (con looks que van desde un bruce springsteen wannabe hasta un clon de perales) tocaron esta maravillosa versión de “Here´s to you” la canción compuesta por Joan Baez y Ennio Morricone a la memoria de Sacco y Vanzetti.

Algo así como el “We are the world” anarquista :p

Me encanta cuando hacen paneos de la gente cantando.

“Here’s to you, Nicola and Bart
Rest forever here in our hearts
The last and final moment is yours
That agony is your triumph”

Hermoso




Aznavour et mon coeur

1 05 2008

Hoy Charles Aznavour se presenta en el hotel Conrad de Punta del Este como parte de su gira despedida.

No hay entradas a la venta, es un show exclusivo para clientes VIP.

Haré mi mejor esfuerzo para enviarle flores y una notita.

“Je vous parle d’un temps

Que les moins de vingt ans

Ne peuvent pas connaître

Montmartre en ce temps-là

Accrochait ses lilas

Jusque sous nos fenêtres

Et si l’humble garni

Qui nous servait de nid

Ne payait pas de mine

C’est là qu’on s’est connu

Moi qui criait famine

Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème

Ça voulait dire on est heureux

La bohème, la bohème

Nous ne mangions qu’un jour sur deux

Dans les cafés voisins

Nous étions quelques-uns

Qui attendions la gloire

Et bien que miséreux

Avec le ventre creux

Nous ne cessions d’y croire

Et quand quelque bistro

Contre un bon repas chaud

Nous prenait une toile

Nous récitions des vers

Groupés autour du poêle

En oubliant l’hiver

La bohème, la bohème

Ça voulait dire tu es jolie

La bohème, la bohème

Et nous avions tous du génie

Souvent il m’arrivait

Devant mon chevalet

De passer des nuits blanches

Retouchant le dessin

De la ligne d’un sein

Du galbe d’une hanche

Et ce n’est qu’au matin

Qu’on s’assayait enfin

Devant un café-crème

Epuisés mais ravis

Fallait-il que l’on s’aime

Et qu’on aime la vie

La bohème, la bohème

Ça voulait dire on a vingt ans

La bohème, la bohème

Et nous vivions de l’air du temps

Quand au hasard des jours

Je m’en vais faire un tour

A mon ancienne adresse

Je ne reconnais plus

Ni les murs, ni les rues

Qui ont vu ma jeunesse

En haut d’un escalier

Je cherche l’atelier

Dont plus rien ne subsiste

Dans son nouveau décor

Montmartre semble triste

Et les lilas sont morts

La bohème, la bohème

On était jeunes, on était fous

La bohème, la bohème

Ça ne veut plus rien dire du tout

Quiero estar en Montmarte con la bohemia de Paris (alegre, loca y gris de un tiempo ya pasado)

Je suis devastée…







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